Régimes de retraite et réformes … le plus dur reste à venir

Publié le Publié dans Analyse, Assurance

L’Adrese (Association de Défense des Retraites Supplémentaires d’Entreprise) organisait lundi 8 février une après midi sur le thème de la retraite. De nombreux orateurs de premier plan se sont succédés à la tribune de la salle Colbert de l’Assemblée Nationale, pour dresser un portrait complet de la situation actuelle des régimes.

Du côté de la démographie, sans surprise Gilles Pison a confirmé une tendance qui date de plus de deux siècles : l’espérance de vie continue d’augmenter. Il a également indiqué que les années gagnées étaient des années en bonne santé, ce qui est une bonne nouvelle pour la société. Les français sont de plus en plus nombreux à atteindre des âges élevés. Actuellement, d’après Gilles Pison il est « anormal » de mourir avant 80 ans, et cet âge pourrait évoluer vers 85 voire 90 ans dans les années à venir.

L’espérance de vie augmente donc bien, ce qui n’arrange pas les finances des régimes de retraite. Les engagements augmentent de ce fait, et même si le nombre de naissances reste élevé en France (autour de 800 000 par an), les générations, nombreuses, du baby boom arrivant en retraite, la pression démographique fait que les charges des régimes augmentent davantage.

Côté économistes, aucun des spécialistes présents n’avait de nouvelles radicalement différentes de ce que l’on entend habituellement. Même si Jean Hervé Lorenzi a brossé un tableau le moins pessimiste possible, la croissance économique reste bloquée entre les 1% et les 2%, ce qui est inférieur aux taux qui prévalaient lors de la mise en place des régimes après-guerre. Cette croissance économique plus faible rend le financement des régimes plus difficile. Moins de croissance implique en effet moins de hausse des salaires et, en retour, mécaniquement moins de cotisations. L’approche proposée par le président du cercle des économistes est de travailler à un contrat inter-générationnel. D’après Claire Loupias, maître de conférence à Evry Val d’Essonne, si l’on veut maintenir le niveau de vie actuel, il faudra impérativement travailler davantage. Autrement, il sera nécessaire de faire des choix afin de déterminer sur qui faire peser les coûts de maintien des régimes.

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